LES PRATIQUES

 

YOGA / AYURVEDA / THERAPIES (massages) / SOPHROLOGIE

 

YOGA

Les grands yogis et les puristes vous diront " il n'existe pas plusieurs yogas, il n'y a qu'un seul yoga !"

C'est en partie vrai. Cependant à travers les asanas, les postures donc, depuis plusieurs décennies le yoga s'est diversifié au point de devenir multiple. Ainsi les méthodes ou séries codifiées ont vu le jour, imposant un "style" et toujours associé à un nom : Hatha Yoga, Ashtanga Yoga, Yoga Iyengar, Yoga Bikram, ... Ils se distinguent par leur niveau d'intensité, allant de yoga uniquement au sol et lent comme le Yin Yoga à des formes très dynamiques comme le Vinyasa Yoga. D'autres encore se distinguent par l'environnement ou l'accessoire : les hot yogas dans des salles surchauffées, les yogas dans l'eau, les yogas dans les airs avec suspensions, ou encore ceux qui se mélangent à d'autres pratiques comme un art martial ou une danse.  

 

Plusieurs "styles" de yoga vous sont proposés : 

 

I - Ashtanga Yoga et Vinyasa Yoga
II - Rites Tibétains
III - Yôd'dhä Yoga,
 qui mélange yoga et le kalaripayatt, art martial indien
IV - Pilates, Power Pilates et Yogapilates/Yogalates
V - Thaï Yoga, qui mélange yoga et massage thaï
VI - Pranayamas (exercices de souffle)
VII - Des séances de Méditation

 

 

I - Ashtanga Yoga et Vinyasa Yoga

L'ASHTANGA YOGA a été mis au point par le yogi Sri K. Pattabhi Jois dans les années 50. Il s’agit d’une modernisation (dans la forme) du système traditionnel de yoga, décrit par le bodhisattva Vamana Rishi dans un manuscrit appelé Yoga Korunta (il n’existe plus aujourd’hui, fait sur des feuilles de bananiers, il se serait détérioré avec le temps). A la fin du XIXe siècle, ce manuscrit fut transmis à Sri Krishnamacharya (1888-1989) alors qu'il était très jeune. Ce texte lui servi longtemps de référence et lui permis de redonner toutes ses lettres de noblesse au yoga. Ce yogi célèbre qui eut comme disciples B.K.S IyengarIndra Devi ou encore Sri K.Patthabhi Jois, choisit ce dernier pour lui transmettre ce savoir. Celui-ci a enseigné l'Ashtanga Yoga à Mysore, en Inde, jusqu'en 2007. Il a également propagé cette forme de yoga à travers le monde et a permis l'essor de cette discipline en occident, qui a donné naissance à des dérivés occidentaux tels que le Power-Yoga, le Hot-Yoga, ... et surtout le Vinyasa Yoga.

L’ASHTANGA YOGA est un yoga dynamique basé sur la synchronisation de la respiration (appelée respiration Ujjayi) et des postures yoguiques (les asanas). Réputé comme un yoga assez physique, il se pratique sur des séries d'asanas dans une trame, une chorégraphie en quelque sorte, bien définie et immuable :

Les Postures d'Ashtanga Yoga :

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Dans la pratique, l'Ashtanga yoga se compose des salutations au soleil pour échauffer le corps en introduction, suivie de la série des "positions debouts et équilibre", pour ensuite enchainer sur les positions au sol qui constitue "la série primaire", ou "la série secondaire", pour s'achever par la série des positions de fin. Ces séries de postures étant immuables, tous les pratiquants de par le monde - et ce malgré des différents lieux, professeurs qui leur enseignent, etc ... - font les mêmes postures, dans le même ordre.

 

LE VINYASA YOGA est de l'Ashtanga Yoga en "free-lance" - on pratique les positions (asanas) de l'Ashtanga selon un ordre différent et voulu par l'enseignant. La pratique ici se veut plus dynamique, dépourvue de la respiration Ujjayi - on passe d'une position à l'autre par le principe du vinyasa, petit enchaînement (caturanga, urdhva muka puis adho muka). Le terme "Vinyasa" voulant dire mettre en place ou à la place de. Dans une optique plus "sportive", cette forme de yoga est aussi souvent appelé : POWER YOGA.

 

II - Les Rites Tibétains

A la fin des années 30, l’allemand Peter Kelder (1883-1965) revient d’Asie avec une méthode qui serait issu des monastères de l’Himalaya, au Tibet. Depuis plusieurs livres ont été fait sur le sujet, imprégnant cette méthode d’un certain mystère quand à son origine. De sa rencontre avec les moines tibétains, Peter Kelder aurait donc ramené cette méthode qui consiste à cinq mouvements qu’il faut répéter plusieurs fois, que l’on surnomme les Cinq Rites Tibétains de la Régénération.

Cinq mouvements dans un ordre précis, répétés chacun jusqu'à 21 fois. Des mouvements simples qui vont permettre de travailler sur l'ensemble du corps. Le principe de ces exercices physiques repose sur un travail des principaux points d'énergie, appelés chakras, correspondant à nos glandes endocrines. On donne à ces cinq rites cette réputation de régénération en partant de ce constat : travailler sur nos glandes hormonales et nos chakras, permet de contrer les perturbations qui surviennent avec le temps. L’exemple souvent donner dans les ouvrages de Kelder est le principe de régulation de nos flux hormonaux pour ralentir le processus naturel du vieillissement dont elles sont responsables. Certains ouvrages parlent d’une « hormone de la mort » sécrétée par l’hypophyse, qui détruirait l’hormone de croissance et dont on tente de freiner la sécrétion, mais ça tient plus de l’ésotérisme fantasmé que de la science avérée.

Tout comme pour l'Ashtanga Yoga, le fait que les mouvements soient immuables, une fois mémorisés, la pratique peut alors se faire seul et le pratiquant peut devenir autonome.

 

       

"J'ai revisité le concept des rites tibétains. En effet, il faut parfois savoir "tuer ses pères" et revoir, réactualiser certains acquis. C'est pourquoi j'enseigne non pas cinq, mais sept rites et dans un ordre différent.

Le concept des cinq rites tibétains de Kelder est intéressant mais incomplet selon moi. Le twist est un des mouvements fondamentales, incontournables - bénéfique pour la colonne vertébrale, la zone abdominale et muscles du dos. Il est en de même pour l'inversion du corps et la compression intense des glandes endocrines. J'ai ainsi injecter deux nouveaux rites.

Enfin, le travail de Kelder sur les chakras se fait de haut en bas, je préfère les travailler de bas en haut pour suive le concept de la Kundalini. Ainsi le premier mouvement (tourné sur soi-même) devient pour moi le dernier et la pratique se fini ainsi tel un darvish turner, une méditation en mouvement." 

 

 


III - Yôd'dhä Yoga

Yod'dhä en sanskrit signifie guerrier ou combattant.

Pour moi le yoga est un art martial - même si le terme signifie "pratique de combat", le yoga est un vrai combat à travers la souffrance du corps, un combat avec soi-même, et d'ailleurs on trouve d'autres pratiques comme le chi-gong ou le tai-chi, absolument inoffensives et pourtant classifiées dans les arts martiaux. L’art martial est aussi et avant tout une pratique de respect, d’écoute de son corps.

Le Yod’dhä Yoga et dons la combinaison subtil du yoga à un l’art martial indien ancestral : le Kalaripayatt - qu'on dit à l'origine de tous les autres arts martiaux. C'est en soit une pratique hybride. Le Kalaripayatt et le Yoga viennent tous les deux d'Inde, et d'ailleurs par certains aspects ils sont très proches. Ce sont normalement des pratiques de bien-être physiques qu'on associe à la médecine indienne traditionnelle, l'Ayurvéda, pour équilibrer son corps et tenter d'être le plus en bonne santé possible. Les deux disciplines sont des pratiques physiques exigeantes qui renforcent, assouplissent et travaillent sur l'ensemble du métabolisme.

 A l’été 2013, à mon retour de mon voyage au Kerala en Inde où j’ai pratiqué le Kalaripayatt, j'ai voulu le mélanger au yoga – ces deux pratiques étant si proches, ce fut une évidence. Les positions se sont faites par observation de la nature – c’est une qualité première du yogi : regarder, être ouvert aux autres, au monde. Comme dans les positions (asanas) du yoga, les huit figures du kalaripayatt reprennent des animaux, sauf qu'a contrario du yoga où on reste sur son tapis en « statique », ils se font en mouvement sur une trajectoire. Ainsi le Yod’dhä Yoga combine les postures des deux disciplines, en avançant et en reculant, dans des séries de mouvements fluides.

Chaque série est répétée afin de la mémoriser, puis de la maitriser sur un décompte précis – cinq temps pour tenir chaque position et cinq temps pour faire la transition entre chacune. Ce style est dynamique, il a aussi une dimension "cardio" plus forte que les autres formes de yoga.

 

VOIR PAGE SUR YOD'DHÄ YOGA

 

IV - Pilates, Power Pilates et Yogapilates/Yogalates

Je dis souvent "le pilates c'est du yoga en mouvement". En effet, cette "gymnastique" créée au début du XXe siècle par l'allemand Joseph Pilates est proche du yoga : synchronisation de la respiration avec le mouvement du corps, travail sur muscles profonds, étirements, ... contrairement au yoga où on reste fixe dans une posture, ici on est jamais statique. Pilates appela à la base sa méthode « contrôlogie », en référence à la façon dont elle entraine la conscience de l’esprit pour contrôler les muscles.
Il y a des formes traditionnels plutôt douces, et d'autres plus dynamiques appelés power-pilates. On peut aussi mélangé pilates et yoga pour obtenir du "yogalates" où l'on combine souvent les postures de yoga auxquelles s'ajoutent des mouvement de pilates qui se concentrent surtout sur le travail de la paroi abdominale.
Ici les cours de Pilates sont dispensés sans les accessoires, ballons ou chaise de torture.


V - Thaï Yoga, qui mélange yoga et massage thaï

Le Thaï Yoga est une forme de yoga doux auquel je mélange des manipulations de thaï yoga massage. Il est indiqué pour les gens handicapés ou qui sortent d'un traitement lourds, ou encore qui pourraient être en surpoids. C'est un cours d'accompagnement constant et intense où on alterne exercices physiques où on teste ses limites et relâchement du corps.
Engageant du massage, des portés, ce cours se fait avec un supplément tarifaire.


VI - Les Pranayamas

Les Pranayamas - "contrôle du prana", l'énergie par le souffle - font partie intégrante du yoga. La pratique régulière des pranayamas nettoie et tonifie l’ensemble de l’appareil respiratoire (diaphragme, poumons, gorge, sinus) et développe la concentration, le calme et le contrôle de soi. L’exercice permet d’obtenir un meilleur contrôle de la respiration (si il est pratiqué régulièrement) et est recommandée en cas de sinusite. Le corps se réchauffe, La digestion est stimulée et améliorée, et l’ensemble de l’organisme est renforcé.

Mémorisés, ils permettent une pratique autonome et indépendante.

 

VII - Des séances de Méditation

La méditation, là encore discipline du yoga, est multiple : par le souffle, par la voix en récitant des mantras, par la pensée, les sens, ... Souvent conduite par la voix, avec apposition de mains comme dans le Reïki pour travailler sur les énergies, une séance de méditation reste une introspection intime et relaxante.

 

 

Chacun de ses cours se finissent par une étape de relaxation - massage du dos avec scan corporel

 

AYURVEDA

Au commencement …

Au commencement, il y a le cosmos, cet univers hors du temps, ce néant qui n’en est pas un, cette stagnation infinie, ces ténèbres obscures et sombres, cette substance du vide, cette matrice originelle de l’atome : l’ETHER.

En son sein, dans cette immobilité et ce silence, à peine perceptible, un mouvement se crée, d’abord discret puis plus fort, prenant petit à petit de l’énergie jusqu’à donner un courant puissant,  l’animation, l’essence de la vie : l’AIR.

Vient alors l’inévitable, le conflit, cette violence nécessaire aux cycles perpétuels qui donnent destruction puis création, cet ordre du chaos, éther et air, deux forces qui s’entrechoquent, une explosion qui donna l’étincelle de vie :  le FEU.

Vient la semence, cette résultante qui dégouline, cette sève précieuse, par ce feu fort et fier si lumineux et si chaud, cet élément qui brûle et brille au point de créer à son tour une condensation moite, son alter-égo et son contraire : l’EAU.

Puis à son tour, l’eau stagne et se concentre en mère nourricière tel l’éther, commence à créer des courants pour se déplacer imitant l’air, acquérant force, puis créant à sa façon une semence comme l’a fait le feu pour elle, donnant naissance à un dépôt  : la TERRE. 

Ces cinq éléments (bhutas) sont sources du tout. On les retrouve en tout. De façon intrinsèque, ils constituent l’esssence de chaque cellule - de chaque être vivant, homme ou animal, comme dans chaque plante et brin herbe, chaque matière. Ils sont là, en lutte perpétuelle de dominance, déséquilibrés par leur combat incessant, s’opposant les uns aux autres tout en se nourrissant les uns des autres dans leur complémentarité, certains plus vaillant, plus puissant, mais c’est une lutte en interne qui ne cesse jamais tant qu’il y a de la vie. 

C’est une conception simple, la base d’une science de la nuit des temps, la science de la vie qui se dit en sanskrit : Ayur-Veda. 

 

Etymologie et Définition 

Deux racines sanskrit : AYUR - vie/force vitale, et VEDA - connaissance/science. L’AYURVEDA se traduit ainsi par « Science de la vie » et parfois par extrapolation « science pour prolonger la (durée de) vie » et/ou « science pour augmenter la force vitale ». 

Une science est un ensemble de connaissances, un regroupement de théories et d’études tout en reposant sur des bases définies. Figée dans un concept qui classifie chaque individu selon sa constitution (Prakriti) en fonction de ses humeurs (doshas) dominantes, cette science de vie donne lieu à des techniques et des pratiques qui ont instauré ce que beaucoup définissent comme la première médecine dans l’histoire de l’humanité. 

Sa considération de la vie de l’individu est une vision holistique et globale, reposant sur plusieurs domaines. Tout d’abord il est question de santé bien sûr, à travers deux médecines distinctes. La première est préventive, mettant en avant la qualité de la nutrition, la considération des choix de vie en fonction de sa constitution, des soins thérapeutiques (massages, pharmacopée), mais aussi des rituels d’hygiène et esthétique, la beauté intérieure et extérieure étant liées. La seconde médecine est curative, comme une réponse à l’échec de la première, faisant appel à des domaines plus ciblés comme des cures de soins, purifications ou prise de plantes précises, ou encore la chirurgie. Il y a enfin une considération spirituelle à tout, aux autres individus mais à la façon d’aborder la vie avec discipline et compassion. Au-delà de sa constitution propre, l’individu est aussi considéré à travers son lien avec l’astrologie, tous ses choix de vie (travail, occupations, …) ou encore les éléments et les énergies diffuses et diverses de son environnement (niveau sociale, lieu géographique, climat, …).

Celui qui n’a pas d’ouverture d’esprit, ne pourra pas adhérer à l’Ayurveda qui n’a pas qu’une conception matérielle, mais aussi spirituelle. Ses fondements s’encrent dans des liens microcosme-macrocosme. Pour exemple, le domaine de l’étude psychologique et psychiatrique d’un individu se fera en lien avec son thème astral et une étude cosmologique le concernant. C’est pourquoi bien souvent l’Occident reste sceptique face à la plus ancienne des médecines, car tout comme l’hindouisme ancien, le Shivaïsme, elle assume sa part spirituelle à travers un lien très fort à la nature. La considération d’honorer la nourriture qu’on ingère, ou encore de s’adonner à la méditation quotidiennement est perçue comme trop spirituelle voir fantaisiste par les occidentaux.

Cependant de nombreuses études démontrent aujourd’hui que ces pratiques de démarches comportementales positives et gestion des émotions augmentent de façon significative la bonne santé mentale, influençant ainsi la bonne santé du métabolisme (système cardio-vasculaire, défenses immunitaires, …) - c’est le concept même du lien d’interaction corps-esprit. Aborder l’Ayurvéda est donc déjà un travail sur soi, où il faut reconsidérer entièrement sa façon de vivre, à travers le corps, le mental et le spirituel.

Vous allez comprendre que tous les concepts « nouveaux » et à la mode sur ces dernières décennies ne sont en fait que des échos aux concepts de l’Ayurveda - la Naturopathie héritée de l’Unani, elle-même issue de l’Ayurveda, l’Epigénétique mettant en lumière la modification du métabolisme de chaque individu en fonction des facteurs extérieurs (environnement, alimentation, vie sociale, …) - ou font partie intégrante de cette science, comme le Yoga, la thérapie par les Massages, ou encore la Méditation.

Pour synthétiser, l’Ayurveda repose sur trois concepts essentiels à la fois différents et complémentaires :

  • une médecine dite « préventive » (hygiène, alimentation, rituels de vie) pour le maintien d’une bonne santé
  • une médecine dite « curative » (soins, remèdes médicamenteux, chirurgie) pour tenter de combattre les pathologies et maux rencontrés
  • une médecine dite « corrective » (évolution professionnelle et sociale, choix de vie, gestion des problèmes rencontrées) pour une réalisation personnelle 

Elle est à la fois science, comme toutes médecines, et aussi philosophie, à travers une notion d’art de vivre en considération à soi et au monde.

 

Une Science de la nuit des temps 

L’Ayurveda semble précéder l’écriture, ce qui ne nous permet pas d’établir la date exacte de sa création, même si certains historiens évaluent la révélation orale de cette science aux alentours de 30 000 à 10 000 av JC. Issue d’une tradition orale qui s’est transmise de génération en génération, elle est arrivée jusqu’à l’âge des premières écritures, socle thérapeutique de la culture védique et donc indienne. Les premières références écrites à « cette science de vie » ont été établies par les grands sages de l’Inde post-préhistorique, à la fin du Néolithique, à travers les Védas, les premiers textes védiques. Dès lors, on date l’Ayurveda à cette époque, aux alentours de 3000/2000 av JC.

L’Ayurveda, comme beaucoup de cultures indiennes et malgré les influences étrangères, est toujours restée intacte en Inde. Certains concepts sont devenus populaires dans l’ensemble du pays, comme certains rites de purification, cependant en tant que médecine curative, l’Ayurveda s’est surtout pratiquée dans la sud du pays dont elle est originaire, les invasions perses musulmanes au nord du pays ayant contribué à sa disparition dans certaines contrées.

De 1757 à 1947, la colonisation et domination britannique sur l'Inde mettra à mal l’Ayurveda au fil des décennies en l’espace de presque deux siècles. Les écoles ayurvédiques ferment les uns après les autres, les hôpitaux abandonnent l’Ayurveda au profit d’une médecine occidentale importée. Deux siècles d’interdiction qui vont mettre à mal l’Ayurveda - en effet une science peut-elle survivre aussi longtemps sans être pratiquée et/ou transmise ? 

Après l’indépendance, Mahatma Gandhi va relancer cette science en créant de nouvelles écoles et en la reconnaissant officiellement comme méthode médicale. Dans un soucis identitaire, un retour aux valeurs de l’Inde traditionnelle reverra l’essor de cette médecine.

Notons ici que le Sri Lanka, qui n’est pas un état indien mais indépendant, malgré la colonisation, a pu garder cette science vivante qui est pratiquée de façon un peu différente aujourd’hui. Sur le continent, et d’un point de vue mondial, c’est le Kerala qui reste l’état de référence, comptant de nombreux hôpitaux, lieux de formation et lieux de cure.  

Aujourd'hui, l’Ayurveda, comme le Yoga, se développe de façon extraordinaire dans le monde entier. En Inde, elle a ses propres gourous et ses produits que l’on peut trouver en grande surface (un peu comme le « bio » en occident) - Swami Ramdev et la marque Patanjali en tête, ce qui permet l’accès à une certaine pharmacopée pour les plus modestes. Mais soyons honnêtes, les cures ayurvédiques en Inde sont réservés aux élites riches du pays et aux occidentaux - l’Ayurveda représente près de 80 % du tourisme vers le Kerala.

Hors de l’Inde, depuis les années 2000, l’Ayurveda incarne également une valeur sûre que les firmes commerciales en tout genre ont bien compris. Ainsi on ne compte plus le nombre de marques US et européennes qui se revendiquent de « tradition ayurvédique » - du compliments alimentaires aux produits cosmétiques, du baume chauffant aux huiles spécifiques -, sans oublier bien sûr le massage ayurvédique et autres rituels de soins : l’Ayurveda est partout !

Même si la dérive est facile, comme pour le yoga, les capitalistes se font passer pour des hippies modernes et adaptent ces sciences millénaires en mode de vie new-age quitte à vous proposer de l’Ayurveda vegan, ou sans gluten, ou sans lactose, teinté d’une conception manichéenne issue des idéologies islamo-judéo-chrétiennes - dommage car l’Ayurveda et le yoga ne sont rien de tout ça à l’origine. 

 

Nature Divine avant tout

Il y a une valeur fortement spirituelle et voir religieuse avec la Nature. 

L’éther, donnant l’air, qui donneront le feu, duquel arrive l’eau, qui par dépôts donne la Terre. Les éléments se donnent vie l’un après l’autre, à l’image d’un big bang. On retrouve d’ailleurs ce même schémas dans la mythologie grecque : Ether est un dieu primordial, qui épousera sa soeur Héméra (symbole du jour et de l’air) pour donner naissance à Ouranos (symbole du ciel et du feu), Thalassa (symbole de la mer et de l’eau) et Gaïa (symbole de notre planète et de la terre).

Ce n’est pas un Dieu unique qui joue et commande chaque chose sur Terre, c’est chaque chose sur Terre qui est une part divine, voir un Dieu à lui seul - l’éther est Vishnû, l’air est Vayû,le feu est Agni, l’eau est Indra, la terre est Bhümi. 

C’est exactement ce que nous dit l’Ayurveda : chaque être vivant, chaque atome qui constitue cet univers a sa part divine. Reconnaître le divin en chaque chose pour l’honorer et la choyer est le sens même d’une science de vie, d’une médecine. En considérant que ce qui vous constitue est divin et sacré vous n’aurez d’autre choix que de vouloir le préserver.

 

Consultations Ayurvédiques

Une consultation va vous permettre de connaitre votre constitution, qui est votre "profil ayurvédique". Après un test, des conseils de vie, l'apprentissage de méthodes vont vous permettre de travailler sur l'équilibre des doshas (humeur) dans vos cellules et votre corps. Il faut passer au crible vos habitudes domestiques, vos rituels de vie, l'architecture intérieure de votre logis, votre alimentation bien sûr. 

En voir et savoir plus - site AYUR YOGA VEDA ICI

 

THERAPIES (massages)

Les Thérapies sont 

 

SOPHROLOGIE

 

 

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